Cette fiche a été réalisée avec le concours de l'Equipe économie d'Interfel.
son objectif est de vous présenter de façon concise mais néanmoins claire la
filière de production et de commercialisation de la cerise. D'autres fiches
viendront rejoindre celle-ci, elles paraîtront au fil des saisons.
La production de cerises (au sens large, griottes comprises) en Europe

La production française de cerise

Pas loin de 10 000 exploitations
produisent de la cerise sur une superficie d'environ 13 000 ha. La période
de commercialisation s'étend sur trois mois : mai, juin, juillet. La
principale variété produite est la Burlat (35 % de la production française), en
recul du fait de sa grande sensibilité à l'éclatement. De nouvelles variétés se
développent sur le créneau précoce : Primulat® Ferprime, Earlise® Rivedel
et Coralise® Gardel. La variété
Summit, arrivant à maturité en pleine saison et
reconnaissable pour ses fruits en forme de cœur est en pleine expansion. Enfin,
sur la fin de saison, Noire de Meched, Badacksony, Duroni 3 et Regina
progressent. Les variétés précoces représentent 25 % de la
production, les variétés " pleine saison " représentent 47
% de la production (Summit, Reverchon en recul, Van en recul, Stark .....) et
les tardives représentent 28 % de la production (Hedelfingen,
Duroni, Belge .....)
Le
développement des nouvelles variétés est conditionné à la fois vis-à-vis de la
sensibilité à l'éclatement et la production de gros calibres. La différence de
prix est en effet très grande d'un calibre à l'autre, le marché étant de plus en
plus demandeur de " gros " calibre (+26 mm minimum).
En termes
d'organisation, 22 % de la production est commercialisée via les OP.
La Section Nationale est hébergée par le Comité BRM, son Président est
Nicolas BENZ, producteur de cerises dans le Vaucluse.
Le
marché de la cerise est très délicat : une forte pluie à la veille de la
récolte et tout est perdu. Pour peu que les productions des régions se
télescopent au contraire, les cours s'effondrent et très vite, on arrive au
point où il faut laisser les fruits sur l'arbre. En effet, environ 80 % du
coût de production est constitué des frais de récolte. La production de cerises
est donc souvent " accessoire " dans les exploitations.
Le commerce extérieur
Les exportations progressent en volume
restent stables en valeur. En 2005, 8110 tonnes ont été exportées. La première
destination est l'Allemagne (26 % des volumes exportés), puis le Royaume Uni (19
% des volumes exportés), puis la Belgique (15%).
Les
importations s'élèvent entre 4 000 et 5 000 tonnes. Les principaux
fournisseurs en saison sont l'Espagne, l'Allemagne, la Grèce et
la Turquie. En contre saison (15% des importations), les principaux
fournisseurs sont le Chili et l'Argentine.
Commercialisation - Consommation
A l'inverse de la
tendance majoritaire, la cerise est principalement commercialisée sur les
marchés. Pour 2001-2003, ce circuit réalisait 42 % des ventes en cerise, tandis
que le hard discount réalisait 3 % des ventes. Côté Grande Distribution, le
facteur limitant de développement est le niveau de pertes en rayon. En effet, la
cerise reste principalement commercialisée en vrac et dans les magasins en libre
service ; le grignotage ou simplement la manipulation entraînent de lourdes
pertes.
Dans le
panier des ménages, la cerise n'occupe que la 18ème place et la
10ème en ne considérant que les fruits
métropolitains. La cerise est donc un " petit " produit très
saisonnier dont l'image est malheureusement attachée à un produit
" cher ". En 2005, 37, 3 % des ménages ont acheté au moins une fois
des cerises (plus de 60 % n'en n'ont pas acheté du tout !) et en moyenne,
les quantités achetées ont été de 77,3 kg/100 ménages. Il faut considérer
l'importante concurrence des jardins familiaux pour ce produit : rares sont
les jardins ne possédant pas un cerisier.
Pour aller plus loin
Si vous voulez en savoir plus, voici quelques sites qui pourront vous
apporter plus d'informations: