
Fruit
très fragile, la fraise est commercialisée très rapidement après sa
récolte ; le calendrier de production commence début mars dans la région
Sud-Ouest et se poursuit jusqu’à la mi-juin et même jusqu’à mi-juillet pour
les variétés tardives et remontantes. Variété très gustative, la
Gariguette lance la campagne française de fraise. Viennent ensuite
Ciflorette et les variétés rondes (Agathe, Cléry, Naïade, Darselect,
...)
L’érosion de la fraiseraie
initiée depuis plusieurs années s’est poursuivie en 2007 (-5 % par rapport à
2006 et un recul de 11 % par rapport à la moyenne 2002-2006), le Sud-Ouest
étant plus touché que les autres régions par ces diminutions. Les volumes
produits sont également à la baisse. Au niveau européen, les surfaces sont
globalement stables, avec des évolutions différentes suivant les
pays.
En
terme d’organisation, 36 % en moyenne de la production est commercialisée via
les OP, avec de fortes différences entre bassins : 25 et 36 %
respectivement pour BRM et le Val de Loire, 48 % pour le BGSO et 89 % en
Bretagne. La Section Nationale est hébergée par le Comité Grand Sud
Ouest ; son Président est Xavier MAS, producteur de fraises dans le
Lot-et-Garonne.
Commerce
extérieur
La
fraise française est expédiée à l’étranger en mai et juin mais dans des
tonnages restreints par rapport à la production totale. Sur toute la campagne,
et donc particulièrement en mars et avril, les tonnages totalisés dans les
exportations sont en fait principalement des réexportations.
En
raison de volumes plus faibles au niveau européen en 2007, les ré-exportations
ont été plus faibles.
De
façon plus générale, les exportations présentent une clientèle assez
diversifiée avec l’Allemagne, l’Italie puis la Suisse, l’Espagne, la
République tchèque, etc.

Les importations sont
relativement stables sur la période 2003-2006 ; l’année 2007 a été
marquée par une faiblesse des importations, notamment pendant l’hiver et en
avril, en raison de productions pénalisées en Espagne et au Maroc. L’Espagne
domine très fortement le marché avec en moyenne 90 000 tonnes importées,
devant le Maroc (20 000 tonnes). Les importations d’origines nord-européennes
restent encore très minoritaires.
A noter
en 2007 de bons résultats en valeur, en raison d’une bonne valorisation des
importations, en particulier au printemps.

Etant
donné que les exportations françaises sont principalement des réexportations,
il est intéressant d’observer la pression sur le marché français (importations
– (ré)exportations). Celle-ci est en légère progression : les tonnages
commercialisés entre janvier et août 2007 ont dépassé le niveau des années
passées : 77 900 tonnes, soit + 1 % / 2006 et + 8 % / moy. 03-05. Cette
progression dans l’approvisionnement est surtout due aux résultats des mois de
mai et juin.
Commercialisation – Consommation
Fruit
saisonnier, la fraise représente 2,8 % de parts de marché des fruits en volume
et 6 % en valeur. La fraise se situe donc au 8ème rang des fruits
métropolitains en volume (11ème rang tous fruits confondus) et au
4ème rang en valeur. La consommation française est 2,13 kilos par
ménage et par an avec une taille de clientèle d’environ 70 % des ménages
français. La fraise bénéficie d’une clientèle fidèle, en progression en volume
et valeur sur les campagnes précédentes. Les ménages ont ainsi été plus
nombreux à acheter des fraises en 2007 et ils en ont acheté plus et plus
souvent. Particularité de la fraise, les familles avec enfants sont davantage
représentées ; le cœur de marché de la fraise étant typée couple d’âge
moyen et adultes séniors. A noter que 85 % des achats de fraises se font en
pré-emballé, les achats en vrac se faisant quasi-exclusivement sur les marchés
et auprès des primeurs.
En
terme de circuits de distribution, la fraise est très largement commercialisée
par la grand distribution qui écoule 70 % des volumes environ. Suivant la
tendance générale des fruits, les hypermarchés gagnent du terrain depuis
quelques années au détriment des supermarchés qui sont en régression. Le hard
discount représente désormais 8 % des débouchés alors que les primeurs qui
commercialisaient environ 30 % des fraises en 1996 n’en réalisent plus que 15
% environ.