Les zooms précédents sur la cerise, le raisin, la poire, la
pomme, la fraise, l'abricot et la pêche-nectarine sont toujours disponibles sur
le site internet : www.fnpfruits.com
La production
de fruits à coques en Europe (Données 2007)
Noix
Le
noyer est la seconde culture fruitière en surface en France avec un peu plus de
20 000 hectares, dans un contexte d'expansion du verger sur les 5 dernières
années. La noix française se partage deux zones de production avec le Sud-Est et
le Sud-Ouest qui produisent chacun 50 % des volumes. Dans le Sud-Est, 90 % de la
production est commercialisée sous l'AOC " Noix de Grenoble " (soit l'équivalent
de 15 000 tonnes). Les variétés Franquette, Mayette et Parisienne constituent
l'essentiel du verger. Dans le Sud-Ouest, qui bénéficie également de l'AOC "
Noix du Périgord ", la production se fait avec des variétés traditionnelles
comme Marbot, Corne et Grandjean ainsi que la Franquette. Ces dernières années,
a été introduite la variété précoce Lara, d'origine américaine, qui produit des
noix de gros calibres sans amertume.
Amande
L'Amande est
principalement cultivée en France dans les départements des Bouches du Rhône,
des Alpes de Haute Provence et en Corse. La production française est
commercialisée sous forme d'amandes en coques, d'amandons (amandes décortiquées)
et sert à alimenter les marchés du frais et du transformé. Les variétés
cultivées sont à coque dure, ce qui désavantage la France par rapport à ses
concurrents qui obtiennent un meilleur rendement de cassage avec des variétés à
coque tendre.
Noisette
Le verger français de
noisette est orienté vers le marché de la noisette de table, avec des variétés à
gros fruits. Les deux principaux départements producteurs sont le Lot et Garonne
et le Tarn et Garonne. 98 % de la production française est commercialisée par la
SCA Unicoque (Lot et Garonne). Après des années de stabilisation des surfaces,
la coopérative a lancé un plan de développement des plantations de
noisetiers.
Châtaigne
La production
française de châtaignes varie de l'ordre de 8 000 à 10 000 tonnes selon les
années. Avec un verger traditionnel qui représente 50 % des surfaces françaises,
l'Ardèche est le premier département français producteur. La reconnaissance en
AOC " Châtaigne d'Ardèche " a été reconnu en 2006. La production s'étend
également sur la zone Périgord-Limousin avec des variétés récoltées
mécaniquement.
Consommation
et Commerce extérieur
 |
Les exportations de fruits à coque, si elles
restent minoritaires par rapport aux autres groupes de produits, se sont
le plus fortement accrues. Pour l'ensemble des fruits à coque, les
exportations sont en augmentation en volume avec 42 588 tonnes en 2006 par
rapport à la moyenne 2002-2005 (33 162 t, + 28,4 %). La même tendance,
plus accentuée, est observée en valeur, avec un chiffre d'affaires à
l'exportation de 123 664 milliers d'euros en 2006. On note de fortes
progressions des volumes exportés en noix (+12,3 % / 2005 et 60,1% / moy.
2002-2004) mais également en amandes et châtaignes. |
 |
Concernant les importations de fruits à
coque, celles-ci sont en légère baisse en volume avec 78 538 tonnes
importées en 2006 (contre 86 249 tonnes sur la moyenne 2002-2005). En
valeur, l'évolution est inverse, en forte hausse sur 5 ans (+ 18,9 % en
2006 par rapport à la moyenne
2002-2004). |
Globalement, le solde commercial de la filière
fruits à coque est largement déficitaire tant en volume qu'en valeur
(respectivement – 35 950 tonnes et – 215 120 milliers d'euros en 2006). Ce solde
est plutôt en amélioration en volume et en valeur sur les 5 dernières années. La
France conforte sa place de premier exportateur européen avec 27 000 tonnes de
noix exportées en 2007 et affiche une belle progression sur les 5 dernières
années.
La
production de la noix de Grenoble est d'ailleurs tournée vers
l'export (Allemagne, Italie, Suisse, Espagne). Toutefois, il faut savoir que
l'UE importe environ 50 % de ses volumes de noix pour satisfaire sa consommation
(elle est la première destination du leader mondial, les Etats Unis).
En
amande , la production française d'amandons est
très insuffisante pour couvrir les besoins de consommation, qui sont
essentiellement des besoins en amandes décortiquées. Le marché mondial est
dominé comme en noix par les Etats Unis ainsi que par l'Espagne.
La
France est un petit producteur de noisettes ,
comparée à la Turquie et à l'Italie. Cependant, sa spécialisation sur le créneau
de la noisette en coque lui permet de jouer un certain rôle à l'exportation
(exportations vers l'Allemagne puis le Danemark et l'Espagne). L'objectif de la
filière est de développer les tonnages de noisettes d'industrie où les volumes
consommés sont considérables et le marché ouvert.
En
frais, la châtaigne est toujours présente sur
les marchés traditionnels. La châtaigne du Sud-est a du mal à se développer dans
la grande distribution contrairement aux châtaignes du Sud-ouest. Le marché
saisonnier et marginal des " grilleurs de rue " s'est multiplié ces dernières
années, essentiellement avec de la châtaigne d'importation. Il n'en reste pas
moins que l'essentiel du marché de la châtaigne est celui de la transformation
(crème, marron glacé,...) sur lequel la châtaigne française subit la concurrence
italienne.