La production en Europe (Pêche – Nectarine – Pavie)
Les données présentées
ci-dessus concernent les productions de pêches, nectarines et pavie. Or, si les
pavie sont uniquement destinées à la transformation en France, elles servent à
alimenter également le marché du frais en Espagne.
La production française
Comme les abricots, les
pêches et nectarines françaises sont cultivées dans le Bassin Sud-est, sur une
superficie de 16 000 hectares environ répartis entre trois régions de
productions : Languedoc-Roussillon (42 % des surfaces), PACA (23%) et
Rhône-Alpes (53 %).
La
carte présentant la production européenne montre que la production française
est en repli structurel, avec une baisse de 22 % des surfaces liée aux
difficultés économiques et à la problématique de la sharka. Cette baisse est
plus marquée en Rhône-Alpes (- 38 % depuis 2002) et, dans un moindre
pourcentage, en PACA. Au niveau européen, la production est plutôt
stable.
La
campagne de pêches et nectarines françaises débute fin mai, par le Languedoc
Roussillon, dans un contexte de forte concurrence de l'Espagne. La campagne se
poursuit ensuite avec l'entrée en production successive des deux autres
régions françaises de production pour atteindre un pic de production entre
mi-juillet et mi-août. La campagne se termine généralement fin septembre, dans
un marché plus dégagé au niveau européen.
Aujourd'hui, sont cultivées dans les vergers français plus de 300
variétés de pêches et nectarines. La répartition des couleurs est la
suivante : 40% de fruits à chair blanche pour 60% à chair jaune. Et
enfin, pour ceux qui se sont toujours posés la question, la différence entre
un brugnon et une nectarine est liée à l'adhésion au noyau : les
nectarines ont un noyau qui se détache facilement de la chair alors que les
brugnons ont eux une chair qui adhère au noyau !
Commerce extérieur
La
pêche et la nectarine sont exportées de mai à septembre ; les
exportations de début de saison (mai et juin) correspondant à une
ré-exportation des productions marocaines et espagnoles. Les tonnages
exportées sont d'environ 55 000 tonnes (soit l'équivalent de 15 % de la
production française, sans tenir compte de l'effet ré-exportation).
Les
tonnages exportés sont plutôt en diminution sur les cinq dernières années,
mais la valorisation des produits à l'export est, à l'inverse, plutôt en
progression.
En ce
qui concerne les pays clients, les principales destinations sont assez
constantes : Allemagne, Belgique, Italie et Suisse pour les principales,
représentant 85 % des volumes exportés.

Les importations de pêche sont
de 90 000 tonnes sur la période 2003-2007, en baisse légère sur 5 ans. En
valeur, les importations ont reculé sur l'année 2007 après une période stable.
L'Espagne est le leader incontesté de ces
importations.

La balance commerciale des
pêches et nectarine est fortement négative puisque les exportations ne
représentent que les deux tiers des importations
environ.
Commercialisation – Consommation
Pêches
et nectarines sont le fruit d'été par excellence : grâce aux différentes
régions de productions et à la large gamme variétale, les pêches et nectarines
sont présentes tout l'été sur les marchés. Très consommées de juin à septembre
par les français, les pêches et nectarines représentent 7,2 % de parts de
marché des fruits en volume et 8,8 % en valeur. Troisième fruit métropolitain
consommé, derrière la pomme et le melon (et 6ème tous fruits confondus), la
pêche est un poids lourd du rayon des fruits. C'est un fruit considéré comme
beau, bon, odorant, raffiné... Il suscite de ce fait une très forte attente dans
l'esprit des consommateurs. La consommation est ainsi de plus de 6kg par an et
par ménage. 80 % des ménages achètent en moyenne des pêches et nectarine au
cours de l'été, sachant qu'ils sont plus de 50 % à en acheter en juin, juillet
et août. En 2007, la tendance de consommation était plutôt à la baisse en
pêches et nectarines ; cette tendance étant toutefois à nuancer
puisqu'elle s'inscrit dans une tendance de consommation estivale à la
baisse
En
terme de circuits de distribution, la pêche et la nectarine sont des fruits
relativement moins commercialisés en GMS que la moyenne des fruits (70 % de
parts de marché contre 76 % pour l'ensemble des fruits). Cette tendance est
généralisé aux fruits d'été pour lesquels la commercialisation sur marchés et
primeurs est plus importante. Ainsi, en pêche-nectarine, 18,6 % des
volumes sont vendus sur les marchés (contre 14,6 % pour la moyenne des fruits)
et 9 % chez les primeurs (contre 7,5 % pour l'ensemble des fruits).
A
noter, de façon plus prononcée que pour l'ensemble des fruits, une progression
des hypers et surtout des hards-discounts ; ces derniers représentent
13,5 % des parts de marché pour la pêche et la nectarine en
2006.